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4/30/2007
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"C'est mon petit bouquet de fleurs
Mon petit muguet, mon porte-bonheur
Je l'ai cueilli pour la vie entière
Et je veux le porter à ma boutonnière.
Mon joli petit bouquet
Avec des yeux comme deux grands bleuets
Ce petit nom là lui va comme un gant
Car en la regardant je crois au printemps !"
Georges Guétary - Paroles: Jacques Plante
Extrait de Mon petit bouquet de fleur
"Par un beau matin du mois de mai
On vit danser Monsieur muguet
Au bras d'une pervenche bleue
Il dansait avec les fleurs des champs
Ils s'embrassaient à cœur content
Comme le font les gens heureux"
Yvette Giraud - Paroles : Henri Contet.
La Saint-Bonheur
| | 4/24/2007
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Te regardant assise auprès de ta cousine
Te regardant assise auprès de ta cousine, Belle comme une Aurore, et toi comme un Soleil, Je pensai voir deux fleurs d'un même teint pareil, Croissantes en beauté, l'une à l'autre voisine.
La chaste, sainte, belle et unique Angevine, Vite comme un éclair sur moi jeta son oeil. Toi, comme paresseuse et pleine de sommeil, D'un seul petit regard tu ne m'estimas digne.
Tu t'entretenais seule au visage abaissé, Pensive toute à toi, n'aimant rien que toi-même, Dédaignant un chacun d'un sourcil ramassé.
Comme une qui ne veut qu'on la cherche ou qu'on l'aime. J'eus peur de ton silence et m'en ahai tout blërne, Craignant que mon salut n'eût ton oeil offensé.
Sonnet pour Hélène
| | 4/20/2007
L'enfant dans la pénombre
A lire et faire passer (blog de heidie)
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée contre lui...
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?" La dame lui répondit avec un peu d'impatience: "tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .
Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement.
Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. " C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait "Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter." Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant... "
"Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte" Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur " Mon coeur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin " Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur" Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? " "OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez" .
Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous". Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..."
Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.
Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...
Maintenant, tu as deux choix : 1) mettre cet arcticle dans ton blog 2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas touché
Si tu le mets dans ton blog peut-être que tu empêcheras quelqu'un de conduire après avoir consomme de l alcool

| | 4/17/2007
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Le déserteur
Monsieur le Président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le Président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le Président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer

Avant de quitter mon blog, n'oubliez pas de cliquer ICI et encore LA.
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4/13/2007
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L'approche est toujours plus
belle que l'arrivée.
  
Un rêve sans étoiles est un rêve oublié. Eluard (Eugène Grindel, dit Paul)
L'approche est toujours plus belle que l'arrivée. Alain-Fournier (Henri Alban Fournier, dit)

Une place pour les rêves Mais les rêves à leur place. Desnos (Robert)

L'amour est le seul rêve qui ne se rêve pas. Fort (Paul)

Il est peu d'actions que les rêves nourrissent au lieu de les pourrir. Malraux (André)

Les rêves sont ce qu'il y a de plus doux et peut-être de plus vrai dans la vie. Nodier (Charles)
Il faut rêver très haut pour ne pas réaliser trop bas. Alfred Capus
 
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4/9/2007
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Mignonne, allons voir si la rose
A Cassandre 
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ses beautez laissé cheoir ! Ô vrayment marastre Nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que vostre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez vostre jeunesse : Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté.
| | 4/6/2007
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Pâques
 
 
Au bord du toit, près des lucarnes, On a repeint les pigeonniers, Et les couleurs vives vacarment Depuis les seuils jusqu'aux greniers.
 Et c'est le vert, le brun, le rouge, Sur les pignons, au bord de l'eau, Et tout cela se mire et bouge Dans la Lys, la Durme ou l'Escaut.
 On bouleverse les cuisines : Des mains rudes, de larges bras Frottent les antiques bassines, L'écuelle usée et le pot gras.
Sur les linges, les draps, les taies, Qu'on sèche à l'air vierge et vermeil, Pleuvent, partout, le long des haies, Les ors mobiles du soleil.
 Là-bas, au fond des cours, s'allument Faux et râteaux, coutres et socs. Comme de hauts bouquets de plumes Sur les fumiers luisent les coqs.
 Pâques descend sur le village : Tout est lavé, même l'égout; Et l'on suspend l'oiseau en cage, Près de la porte, à l'ancien clou.
Emile Verhaeren (1855 - 1916)
 | | 4/3/2007
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I
De toutes les belles choses Qui nous manquent en hiver, Qu'aimez-vous mieux ? -- Moi, les roses ; -- Moi, l'aspect d'un beau pré vert ; -- Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons ; -- Moi, le rossignol qui chante ; -- Et moi, les beaux papillons !
Le papillon, fleur sans tige, Qui voltige, Que l'on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie, Harmonie Entre la plante et l'oiseau !...
Quand revient l'été superbe, Je m'en vais au bois tout seul : Je m'étends dans la grande herbe, Perdu dans ce vert linceul. Sur ma tête renversée, Là, chacun d'eux à son tour, Passe comme une pensée De poésie ou d'amour ! Voici le papillon faune, Noir et jaune ;
Voici le mars azuré, Agitant des étincelles Sur ses ailes D'un velours riche et moiré. Voici le vulcain rapide, Qui vole comme un oiseau : Son aile noire et splendide Porte un grand ruban ponceau. Dieux ! le soufré, dans l'espace, Comme un éclair a relui... Mais le joyeux nacré passe, Et je ne vois plus que lui !
II
Comme un éventail de soie, Il déploie Son manteau semé d'argent ; Et sa robe bigarrée Est dorée D'un or verdâtre et changeant.
Voici le machaon-zèbre, De fauve et de noir rayé ; Le deuil, en habit funèbre, Et le miroir bleu strié ; Voici l'argus, feuille-morte, Le morio, le grand-bleu, Et le paon-de-jour qui porte Sur chaque aile un oeil de feu !
Mais le soir brunit nos plaines; Les phalènes Prennent leur essor bruyant, Et les sphinx aux couleurs sombres, Dans les ombres Voltigent en tournoyant.
C'est le grand'paon à l'oeil rose Dessiné sur un fond gris Qui ne vole qu'à nuit close, Comme les chauves-souris ; Le bombice du troëne, Rayé de jaune et de vert, Et le papillon du chêne Qui ne meurt pas en hiver !...
Voici le sphinx à la tête De squelette, Peinte en blanc sur un fond noir, Que le villageois redoute, Sur sa route, De voir voltiger le soir.
Je hais aussi le phalènes, Sombres hôtes de la nuit, Qui voltigent dans nos plaines De sept heures à minuit ; Mais vous, papillons que j'aime, Légers papillons de jour, Tout en vous est un emblême De poésie et d'amour !
III
Malheur, papillons que j'aime, Doux emblème, A vous pour votre beauté !... Un doigt, de votre corsage, Au passage, Froisse, hélas ! le velouté !...
Une toute jeune fille Au coeur tendre, au doux souris, Perçant vos coeurs d'une aiguille, Vous contemple, l'oeil surpris : Et vos pattes sont coupées Par l'ongle blanc qui les mord, Et vos antennes crispées Dans les douleurs de la mort!...
Gérard DE NERVAL, Petits châteaux de Bohème (1853)
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